Tu reves d'avoir tes propres chevaux? De pouvoir les entrainer et gagner des concours avec eux? Alors viens au haras du sud et ton reves se realisera!
 
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Pauline
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MessageSujet: Code rp   Mar 1 Nov - 0:01

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<center><link href='http://fonts.googleapis.com/css?family=Megrim|Amatic+SC' rel='stylesheet' type='text/css'><div style="width: 85%; background-color: beige; min-height: 500px; border: 1px dotted #585858; border-top: 5px solid #585858; text-align: justify; padding: 10px; font-family: Calibri; color: #848484;"><div style="border-bottom: 2px dotted #980352; text-align: center; font-family: 'Amatic SC', cursive; font-size: 50px;">


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Inside Out





<span style="font: 20px 'Georgia', cursive;"></span></div>


<blockquote>


[size=13][i]Elle ouvrit l’œil qu'elle avait fermé à peine quelques secondes plus tôt et accueilli l'idée qu'elle ne dormirait pas. Elle avait pourtant essayé de lutter, et tentée d'entrer dans les bras de Morphée par la force, mais c'était mal connaître les pouvoirs de l'insomnie. Alors elle ouvrit les deux yeux et se leva, avec la grâce qui la définissait. Une fois les pieds bien ancrés au sol, elle secoua sa longue crinière, et s'étira lentement. Enfin, elle prit le temps de détailler son nouvel environnement. Ici, on pouvait contempler le silence. Ca lui plaisait. L'atmosphère avait cette dualité fascinante, faites de jeu d'ombres et de lumières. L'air était humide, et une brume légère enveloppait le reste du monde. On ne distinguait les formes que péniblement, et chaque silhouette prenait allure de menace. Ou de réconfort. La nuit, l'obscurité. Cette ambiance particulière avait cette singularité agréable d'offrir à la fois une douce sensation de quiétude, le côté oppressant en plus.
La jument dressa une oreille. L'un de ses congénères venait de s'ébrouer à quelques dizaines de mètres, dans un paddock voisin. Elle ne le voyait pas, mais elle le "sentait". Elle savait déjà que ce potentiel nouveau compagnon était un mâle, mais dépourvu d'aura sexuelle. Parfait, en voilà un qui au moins ne viendrait pas l'enquiquiner pour des quelconques questions de survie de l'espèce. Elle irait voir ce nouveau voisin aux premières lueurs du jour, car pour le moment, c'est une toute autre présence qui attirait l'attention de la jeune jument. Quelqu'un venait. Un bipède, seul. Enfin.. seule. C'était une femme, elle le "sentait". [/i]

Marylou était assise en tailleurs sur son lit, au milieu du bordel ambiant. Elle était arrivée plus tôt dans la journée au haras, ou elle avait décidé de poser ses valises de façon plus ou moins définitive. A vrai dire, elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle fichait ici. Avait-elle réellement fait le bon choix en prenant la décision de tout plaquer pour partir vadrouiller dans le monde entier? Qui plus est avec un cheval acheté sur un coup de tête, qui n'était là que pour permettre à la blonde de se prouver quelque chose. Bastet était un défi, que la jeune femme n'était peut être pas capable de relever. Marylou s'était lancé dans cette nouvelle vie en plongeant la tête la première, sans avoir vraiment prit le temps de réfléchir aux potentiels conséquence. Et si elle se plantait? Et si elle n'y arrivait pas? Et si? Et si? Et si? [i]*Tais toi cerveau!*[/i]
Marylou jeta un coup d’œil à sa montre: 3h37. Du matin. Bon, il semblait évident qu'elle ne dormirait pas. La jolie blonde se leva lestement, et s'habilla avec ce qui lui tombait sous la main et qui dépassait des cartons dispersés à côté du lit. On entendit le bruit de la clé qui tourne dans la serrure, le claquement de la porte quand on la referme, et puis plus rien. Le silence. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau, et on vit Marylou fourrer un bonnet et une paire de gants dans son sac à dos. A priori, le climat de la Normandie devait être froid la nuit.

L'air glacial était plutôt doux, et agréable finalement. Ca n'était pas de ces températures violentes qui vous mordent chaque parcelle de peau à nue douloureusement. Au contraire, la brume entourant le domaine, l'humidité subtile de l'atmosphère donnait un certain cachet à l'environnement. La nuit était claire, la lune ronde et pleine jetant généreusement son éclat laiteux sur le monde. Alors qu'elle marchait sans trop prêter attention à ce qui se trouvait autour d'elle, Marylou trébucha sur une racine dépassant du sol et manqua s'étaler de tout son long. Elle eu juste le temps de tomber à genoux et d'ancrer solidement ses mains dans le sol. Un spasme de surprise lui électrisa le corps, et la jeune femme se mit à rire, de bon cœur. La décharge d'endorphine qui suivi fit l'effet d'une vague tiède s'insinuant lentement dans le corps de Marylou. Comme si on lui avait injecté de la chaleur pure directement dans les veines. Rire. Rire pleinement sans prêter attention à ce qu'il pouvait y avoir autour. Vivre. La blonde se releva souplement, toujours le sourire aux lèvres. Elle prit conscience de l'endroit ou elle se trouvait, examinant les bâtiments alentours afin de se repérer, et prit nonchalamment la direction des prés. Si le personnel du haras avait bien suivi ses consignes, [font=Impact]Elle[/font] serait là-bas.

[i]Les oreilles parfaitement dressées, elle écoutait les pieds marteler le sol à intervalle régulier, d'un bruit léger. Léger, mais pas imperceptible. Bastet arrivait à l'entendre, et cette façon de marcher ne lui plaisait pas du tout. Démarche gauche, deux seuls appuis au sol, elle savait déjà que c'était un homme qui approchait. Enfin une femme. Une humaine qui, à sa façon de faire du bruit quand elle marche, semblait vouloir se faire la plus discrète possible. Comme si sa seule existence pouvait déranger le reste du monde. Enfin, une silhouette se dévoila au delà de la brume. Alors que la bipède continua à approcher, elle sembla enfin tourner la tête et prendre conscience de la présence de Bastet. Celle-ci ne bougea pas d'une oreille. Elle détailla l'humaine, afin de savoir à quel type de personne elle avait à faire. Une taille courte, de longs poils clairs enfermé sous une capuche en poil de moutons. La jument voyait souvent les humains rajouter des couches de poils d'animaux ou de tiges de plantes sur leur peau, lorsque les températures avaient tendance à baisser. Elle n'avait jamais compris cette lubie idiote. Ni celle qui consistait à lui enlever ses poils à elle, à l'aide d'un engin très bruyant et désagréable, le tout pour ensuite lui coller un objet très encombrant autour du corps, censé lui tenir chaud parait-il. En règle général, elle s'appliquait à démonter l'écurie avec soins si on l'obligeait à subir pareil traitement.
Quoiqu'il en soi, l'humaine plantée devant elle ne semblait pas être un individu intéressant. Et pourtant il y avait cette infime onde invisible qui semblait émaner de cette fille voûté, recroquevillé sur elle-même. Bastet n'avait toujours pas bougé et continuait de détailler la silhouette qui cette fois-ci, avait poser son postérieur au sol, de grands yeux bleus rivés sur l'équidé. La jument lu beaucoup de choses qu'elle ne comprenait pas dans ce regard azur profond. Il y avait énormément de concepts humains qu'elle ne pouvait pas appréhender. Les sentiments, par exemple. Bastet ne concevait pas que l'homme puisse laisser des choses aussi futiles que les sentiments régir sa vie. Pour elle, soi l'on pouvait avoir un quelconque pouvoir sur sa condition, de par nos choix et nos actes, et dans ce cas il n'appartenait qu'à nous de nous construire un chemin agréable. Soi l'on n'avait aucun pouvoir de décision sur ce qui allait nous arriver, et dans ce cas, rien ne sert à rien, il faut laisser le temps s'écouler lentement, jusqu'à la dernière seconde, avec fatalité. Ca n'allait pas plus loin.
[/i]

Ce cheval était magnifique, Marylou comprenait son coup de tête. Un coup de tête très très con, ça c'était admis. Mais un coup de tête magnifique. L'équidé ne quitta pas la blonde des yeux lorsqu'elle s'assit au sol, s'exaltant encore sur la beauté subjective de l'animal. La jeune fille était venu chercher des réponses, comme si la simple vue de son achat compulsif allait lui servir une grande tirade philosophique sur le sens de la vie, et ainsi la conforter dans ses choix. Or, la seule pensée rationnelle qui venait à l'esprit de la jeune femme c'était ça: [i]*Elle est magnifique.*[/i] Oui, mais après? Allaient-elles réussir à composer toutes les deux? A se comprendre? A évoluer ensemble? Rien n'était moins sur. La jument dégageait cet espèce d'on ne sait quoi, un peu sauvage, insaisissable. Comme si le monde qui l'entoure ne pouvait avoir aucune emprise sur elle. Comme si elle ne dépendait de rien, ni de personne.

Marylou se leva péniblement, les membres engourdi par le froid. Certes les températures étaient plutôt douce, mais l'humidité croissante s'insinuait sournoisement sous les vêtements, dans tout le corps. La jeune femme accueilli un frisson, et tourna la tête en direction de l'équidé devant elle. Par réflexe, elle fit claquer sa langue contre son palais, plusieurs fois, pour inciter le cheval à venir vers elle. La seule réaction qu'elle obtint fut un profond désintérêt, puisque l'animal n'esquissa pas le moindre petit début de mouvement. Marylou renouvela son appel, et, machinalement comme elle le faisait chaque fois qu'elle devait gérer un échec, elle prit une cigarette dans une de ses poches, qu'elle alluma avec difficulté. Au premier nuage de fumée recraché dans l'air, elle vit le cheval s'éloigner au petit trot, du côté opposé du pré.

[i]Cette humaine n'était vraiment pas gracieuse à regarder. Globalement, Bastet jugeait les hommes comme étant des êtres plutôt laids. Peu coordonnés, mal équilibrés, aux sens très limités, elle les trouvait globalement très gauche et maladroit. Mais il y avait parfois des humains avec une allure différente. Certains d'entre eux possédaient même une certaine aura. C'était par exemple le cas de celui qui lui avait transmis les codes de communications entre homme et cheval. Cet homme qui l'avait appelé "Bastet" pour la première fois. (Elle ne connaissait pas la langue des humains, mais elle avait appris à traduire les intonations de la voix, et à comprendre certains mots. Bastet par exemple, qu'elle entendait souvent à son égard. De là elle en avait conclu que ce devait être son nom, pour les hommes.) Mais cette jeune femme là, était une toute petite chose sans conviction, qui ne paraissait doté d'aucune force de vivre. Il y avait néanmoins ce regard.. ce on ne sait quoi dans le fond de ces yeux qui venait piquer la curiosité de la jument.
Cette dernière ne réagit pas lorsqu'elle entendit le claquement significatif de l'humaine, qui signifiait qu'elle désirait que le cheval s'approche. Elle osait se servir d'un procédé aussi primaire pour entrer en communication avec elle? Bastet en était quasiment outrée. Elle venait quand elle en avait envie, et là en l’occurrence, elle était bien là ou elle était. La bipède commit l'ultime affront en coinçant un petit tube blanc entre ses lèvres, qu'elle mit en flamme avant de cracher une fumée nauséabonde par la bouche et le nez. La jument n'avait jamais réellement compris ce que pouvait être ce petit objet dont certains humains semblent raffoler, mais elle savait qu'elle n'en supportait pas l'odeur. C'était une fumée lourde, âcre, qui collait aux poils et empestait l'air pendant des heures. Bastet fit demi-tour, et partit s'isoler au fond du pré, là ou l'humaine ne pouvait pas l'atteindre. Elle souhaitait être seule, et couper court à cette visite nocturne qui aurait pourtant pu s'avérer intéressante. [/i]

Marylou tira une dernière fois sur sa cigarette, avant d'en écraser le mégot contre la semelle de sa chaussure. Elle glissa le déchet dans une de ses poches, à défaut d'avoir pensé à se munir d'un cendrier de poche. Elle avait tendance à être comme ça, à ne penser à rien, ne rien prévoir. Etre toujours en manque pile de ce qu'il lui fallait pile à ce moment précis. A tout remettre au lendemain, et finalement, à ne jamais rien faire. Et c'était précisément pour ces raisons qu'elle se trouvait ici, en cette nuit d'octobre, au fond de la Normandie, devant un cheval qui visiblement la méprisait également. Comme le reste du monde. Elle devait faire quelque chose. Elle voulait faire quelque chose. Quoi, elle ne le savait pas encore. Mais une chose lui disait que, cet animal qui ne lui portait aucun intérêt, était sûrement une première clé pour ouvrir les portes d'un avenir peut être pas toujours heureux, mais d'un avenir vivant, coloré, fort.[/size] </blockquote>





[center]↑ 146 lignes ↑[/center]



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<span style="font: 20px 'Georgia', cursive;"></span></div>
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Elle ouvrit l’œil qu'elle avait fermé à peine quelques secondes plus tôt et accueilli l'idée qu'elle ne dormirait pas. Elle avait pourtant essayé de lutter, et tentée d'entrer dans les bras de Morphée par la force, mais c'était mal connaître les pouvoirs de l'insomnie. Alors elle ouvrit les deux yeux et se leva, avec la grâce qui la définissait. Une fois les pieds bien ancrés au sol, elle secoua sa longue crinière, et s'étira lentement. Enfin, elle prit le temps de détailler son nouvel environnement. Ici, on pouvait contempler le silence. Ca lui plaisait. L'atmosphère avait cette dualité fascinante, faites de jeu d'ombres et de lumières. L'air était humide, et une brume légère enveloppait le reste du monde. On ne distinguait les formes que péniblement, et chaque silhouette prenait allure de menace. Ou de réconfort. La nuit, l'obscurité. Cette ambiance particulière avait cette singularité agréable d'offrir à la fois une douce sensation de quiétude, le côté oppressant en plus.
La jument dressa une oreille. L'un de ses congénères venait de s'ébrouer à quelques dizaines de mètres, dans un paddock voisin. Elle ne le voyait pas, mais elle le "sentait". Elle savait déjà que ce potentiel nouveau compagnon était un mâle, mais dépourvu d'aura sexuelle. Parfait, en voilà un qui au moins ne viendrait pas l'enquiquiner pour des quelconques questions de survie de l'espèce. Elle irait voir ce nouveau voisin aux premières lueurs du jour, car pour le moment, c'est une toute autre présence qui attirait l'attention de la jeune jument. Quelqu'un venait. Un bipède, seul. Enfin.. seule. C'était une femme, elle le "sentait".


Marylou était assise en tailleurs sur son lit, au milieu du bordel ambiant. Elle était arrivée plus tôt dans la journée au haras, ou elle avait décidé de poser ses valises de façon plus ou moins définitive. A vrai dire, elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle fichait ici. Avait-elle réellement fait le bon choix en prenant la décision de tout plaquer pour partir vadrouiller dans le monde entier? Qui plus est avec un cheval acheté sur un coup de tête, qui n'était là que pour permettre à la blonde de se prouver quelque chose. Bastet était un défi, que la jeune femme n'était peut être pas capable de relever. Marylou s'était lancé dans cette nouvelle vie en plongeant la tête la première, sans avoir vraiment prit le temps de réfléchir aux potentiels conséquence. Et si elle se plantait? Et si elle n'y arrivait pas? Et si? Et si? Et si? *Tais toi cerveau!*
Marylou jeta un coup d’œil à sa montre: 3h37. Du matin. Bon, il semblait évident qu'elle ne dormirait pas. La jolie blonde se leva lestement, et s'habilla avec ce qui lui tombait sous la main et qui dépassait des cartons dispersés à côté du lit. On entendit le bruit de la clé qui tourne dans la serrure, le claquement de la porte quand on la referme, et puis plus rien. Le silence. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau, et on vit Marylou fourrer un bonnet et une paire de gants dans son sac à dos. A priori, le climat de la Normandie devait être froid la nuit. 

L'air glacial était plutôt doux, et agréable finalement. Ca n'était pas de ces températures violentes qui vous mordent chaque parcelle de peau à nue douloureusement. Au contraire, la brume entourant le domaine, l'humidité subtile de l'atmosphère donnait un certain cachet à l'environnement. La nuit était claire, la lune ronde et pleine jetant généreusement son éclat laiteux sur le monde. Alors qu'elle marchait sans trop prêter attention à ce qui se trouvait autour d'elle, Marylou trébucha sur une racine dépassant du sol et manqua s'étaler de tout son long. Elle eu juste le temps de tomber à genoux et d'ancrer solidement ses mains dans le sol. Un spasme de surprise lui électrisa le corps, et la jeune femme se mit à rire, de bon cœur. La décharge d'endorphine qui suivi fit l'effet d'une vague tiède s'insinuant lentement dans le corps de Marylou. Comme si on lui avait injecté de la chaleur pure directement dans les veines. Rire. Rire pleinement sans prêter attention à ce qu'il pouvait y avoir autour. Vivre. La blonde se releva souplement, toujours le sourire aux lèvres. Elle prit conscience de l'endroit ou elle se trouvait, examinant les bâtiments alentours afin de se repérer, et prit nonchalamment la direction des prés. Si le personnel du haras avait bien suivi ses consignes, Elle serait là-bas. 

Les oreilles parfaitement dressées, elle écoutait les pieds marteler le sol à intervalle régulier, d'un bruit léger. Léger, mais pas imperceptible. Bastet arrivait à l'entendre, et cette façon de marcher ne lui plaisait pas du tout. Démarche gauche, deux seuls appuis au sol, elle savait déjà que c'était un homme qui approchait. Enfin une femme. Une humaine qui, à sa façon de faire du bruit quand elle marche, semblait vouloir se faire la plus discrète possible. Comme si sa seule existence pouvait déranger le reste du monde. Enfin, une silhouette se dévoila au delà de la brume. Alors que la bipède continua à approcher, elle sembla enfin tourner la tête et prendre conscience de la présence de Bastet. Celle-ci ne bougea pas d'une oreille. Elle détailla l'humaine, afin de savoir à quel type de personne elle avait à faire. Une taille courte, de longs poils clairs enfermé sous une capuche en poil de moutons. La jument voyait souvent les humains rajouter des couches de poils d'animaux ou de tiges de plantes sur leur peau, lorsque les températures avaient tendance à baisser. Elle n'avait jamais compris cette lubie idiote. Ni celle qui consistait à lui enlever ses poils à elle, à l'aide d'un engin très bruyant et désagréable, le tout pour ensuite lui coller un objet très encombrant autour du corps, censé lui tenir chaud parait-il. En règle général, elle s'appliquait à démonter l'écurie avec soins si on l'obligeait à subir pareil traitement. 
Quoiqu'il en soi, l'humaine plantée devant elle ne semblait pas être un individu intéressant. Et pourtant il y avait cette infime onde invisible qui semblait émaner de cette fille voûté, recroquevillé sur elle-même. Bastet n'avait toujours pas bougé et continuait de détailler la silhouette qui cette fois-ci, avait poser son postérieur au sol, de grands yeux bleus rivés sur l'équidé. La jument lu beaucoup de choses qu'elle ne comprenait pas dans ce regard azur profond. Il y avait énormément de concepts humains qu'elle ne pouvait pas appréhender. Les sentiments, par exemple. Bastet ne concevait pas que l'homme puisse laisser des choses aussi futiles que les sentiments régir sa vie. Pour elle, soi l'on pouvait avoir un quelconque pouvoir sur sa condition, de par nos choix et nos actes, et dans ce cas il n'appartenait qu'à nous de nous construire un chemin agréable. Soi l'on n'avait aucun pouvoir de décision sur ce qui allait nous arriver, et dans ce cas, rien ne sert à rien, il faut laisser le temps s'écouler lentement, jusqu'à la dernière seconde, avec fatalité. Ca n'allait pas plus loin. 


Ce cheval était magnifique, Marylou comprenait son coup de tête. Un coup de tête très très con, ça c'était admis. Mais un coup de tête magnifique. L'équidé ne quitta pas la blonde des yeux lorsqu'elle s'assit au sol, s'exaltant encore sur la beauté subjective de l'animal. La jeune fille était venu chercher des réponses, comme si la simple vue de son achat compulsif allait lui servir une grande tirade philosophique sur le sens de la vie, et ainsi la conforter dans ses choix. Or, la seule pensée rationnelle qui venait à l'esprit de la jeune femme c'était ça: *Elle est magnifique.* Oui, mais après? Allaient-elles réussir à composer toutes les deux? A se comprendre? A évoluer ensemble? Rien n'était moins sur. La jument dégageait cet espèce d'on ne sait quoi, un peu sauvage, insaisissable. Comme si le monde qui l'entoure ne pouvait avoir aucune emprise sur elle. Comme si elle ne dépendait de rien, ni de personne. 

Marylou se leva péniblement, les membres engourdi par le froid. Certes les températures étaient plutôt douce, mais l'humidité croissante s'insinuait sournoisement sous les vêtements, dans tout le corps. La jeune femme accueilli un frisson, et tourna la tête en direction de l'équidé devant elle. Par réflexe, elle fit claquer sa langue contre son palais, plusieurs fois, pour inciter le cheval à venir vers elle. La seule réaction qu'elle obtint fut un profond désintérêt, puisque l'animal n'esquissa pas le moindre petit début de mouvement. Marylou renouvela son appel, et, machinalement comme elle le faisait chaque fois qu'elle devait gérer un échec, elle prit une cigarette dans une de ses poches, qu'elle alluma avec difficulté. Au premier nuage de fumée recraché dans l'air, elle vit le cheval s'éloigner au petit trot, du côté opposé du pré. 

Cette humaine n'était vraiment pas gracieuse à regarder. Globalement, Bastet jugeait les hommes comme étant des êtres plutôt laids. Peu coordonnés, mal équilibrés, aux sens très limités, elle les trouvait globalement très gauche et maladroit. Mais il y avait parfois des humains avec une allure différente. Certains d'entre eux possédaient même une certaine aura. C'était par exemple le cas de celui qui lui avait transmis les codes de communications entre homme et cheval. Cet homme qui l'avait appelé "Bastet" pour la première fois. (Elle ne connaissait pas la langue des humains, mais elle avait appris à traduire les intonations de la voix, et à comprendre certains mots. Bastet par exemple, qu'elle entendait souvent à son égard. De là elle en avait conclu que ce devait être son nom, pour les hommes.) Mais cette jeune femme là, était une toute petite chose sans conviction, qui ne paraissait doté d'aucune force de vivre. Il y avait néanmoins ce regard.. ce on ne sait quoi dans le fond de ces yeux qui venait piquer la curiosité de la jument. 
Cette dernière ne réagit pas lorsqu'elle entendit le claquement significatif de l'humaine, qui signifiait qu'elle désirait que le cheval s'approche. Elle osait se servir d'un procédé aussi primaire pour entrer en communication avec elle? Bastet en était quasiment outrée. Elle venait quand elle en avait envie, et là en l’occurrence, elle était bien là ou elle était. La bipède commit l'ultime affront en coinçant un petit tube blanc entre ses lèvres, qu'elle mit en flamme avant de cracher une fumée nauséabonde par la bouche et le nez. La jument n'avait jamais réellement compris ce que pouvait être ce petit objet dont certains humains semblent raffoler, mais elle savait qu'elle n'en supportait pas l'odeur. C'était une fumée lourde, âcre, qui collait aux poils et empestait l'air pendant des heures. Bastet fit demi-tour, et partit s'isoler au fond du pré, là ou l'humaine ne pouvait pas l'atteindre. Elle souhaitait être seule, et couper court à cette visite nocturne qui aurait pourtant pu s'avérer intéressante.


Marylou tira une dernière fois sur sa cigarette, avant d'en écraser le mégot contre la semelle de sa chaussure. Elle glissa le déchet dans une de ses poches, à défaut d'avoir pensé à se munir d'un cendrier de poche. Elle avait tendance à être comme ça, à ne penser à rien, ne rien prévoir. Etre toujours en manque pile de ce qu'il lui fallait pile à ce moment précis. A tout remettre au lendemain, et finalement, à ne jamais rien faire. Et c'était précisément pour ces raisons qu'elle se trouvait ici, en cette nuit d'octobre, au fond de la Normandie, devant un cheval qui visiblement la méprisait également. Comme le reste du monde. Elle devait faire quelque chose. Elle voulait faire quelque chose. Quoi, elle ne le savait pas encore. Mais une chose lui disait que, cet animal qui ne lui portait aucun intérêt, était sûrement une première clé pour ouvrir les portes d'un avenir peut être pas toujours heureux, mais d'un avenir vivant, coloré, fort.
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MessageSujet: Re: Code rp   Jeu 3 Nov - 19:46

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<blockquote>
Le nylon produisit un bruit sourd lorsqu'il s'écrasa au sol. Marylou ramassa mollement l'objet, qu'elle coinça au dessus de son épaule. Elle n'avait jamais réellement pris soin de ses affaires, ce nouveau licol fraîchement acheté n'allait pas faire exception. 


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